La sortie de l’Algérie de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), décidée en juin 2026, constitue une étape importante dans le renforcement de la crédibilité du système financier national. Elle reconnaît les progrès accomplis dans la mise en conformité du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération, tout en améliorant la réputation financière du pays auprès des banques correspondantes, des investisseurs et des institutions internationales.
Cette étude montre cependant que la portée de cette décision dépasse largement la seule conformité réglementaire. Elle s’inscrit dans une évolution plus profonde de l’économie mondiale : au XXIᵉ siècle, la compétitivité des nations dépend de plus en plus de la confiance qu’elles inspirent.
Une nouvelle lecture du développement économique.
Pendant longtemps, les performances économiques ont été principalement expliquées par l’accumulation du capital, du travail, des ressources naturelles, des infrastructures et du progrès technique. Ces facteurs demeurent essentiels, mais ils ne suffisent plus à expliquer les écarts de compétitivité entre les pays.
La mondialisation, l’intégration financière, la révolution numérique et la fragmentation des chaînes de valeur ont profondément modifié les critères d’attractivité des économies. Les investisseurs évaluent désormais autant la qualité des institutions, la stabilité des politiques publiques, la sécurité juridique, la transparence de la gouvernance et l’intégrité financière que les facteurs traditionnels de production.
La confiance devient ainsi un déterminant majeur de l’investissement, de la productivité et de la croissance.